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Semaine 11

Semaine 11

Comportement alimentaire

 

** Sommaire **

 Vous et la nourriture

 Les maladies du comporte alimentaire

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Votre menu de cette semaine :

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Vos sélections pour cette semaine de notre livre de recettes 

5 conseils pour mincir d'où vous voulez

Vos exercices de cette semaine 

 

 

 

LE BUT DE LA SEMAINE

 Vous et la nourriture

 Mieux connaître les troubles lier au comportement alimentaire

 Comment déceler ces troubles ?

 Remplir votre suivi de la semaine.

 

 

J'aborde cette semaine le thème du comportement alimentaire. Ces troubles susceptibles de toucher les jeunes femmes en particulier peuvent se révéler catastrophiques, allant parfois jusqu'à la mise en péril de la vie. C'est pourquoi il est indispensable de savoir les dépister.

Sans pour autant souffrir de troubles aussi graves, vous pensez peut-être que votre attitude vis-à-vis de l'alimentation n'est pas tout à fait correcte. Le but de la semaine 11 est justement de vous faire comprendre ce qui est normal et ce qui ne l'est pas. Il convient de faire la différence entre un comportement alimentaire déséquilibré par moments mais néanmoins normal et les troubles véritables du comportement alimentaire qui font partie des maladies psychiatriques.

 

 

 

 Vous et la nourriture

Pourquoi mangez-vous ?

 Vous manger parce que vous avez faim. L'estomac se remplit. Les aliments sont digérés et les nutriments pénètrent dans la circulation sanguine à destination des différents organes.

L'énergie principale de votre organisme est le glucose, qui fait partie de la famille des glucides. Après un repas, il est capté par les cellules et son taux diminue dans le sang. C'est l'hypoglycémie, le signal de la faim.

Mais les choses ne sont pas si simples. il existe de multiples facteurs qui conditionnent la prise alimentaire:

 des envies et des tentations, comme le plaisir des sens devant un bon plat ou le simple fait de voir les autres convives déguster ce qu'ils ont dans leur assiette;

 des situation délicates comme le stress ou l'ennui qui peuvent conduire à une prise compulsive et non raisonnée d'aliments sans réel plaisir;

 des rapports beaucoup plus complexes entre votre vécu et votre alimentation.

Donc un bon nombre de phénomènes socioculturels ou psychologiques peuvent mener à une conduite alimentaire excessive et parfois anormale.

 

Les maladies du comporte alimentaire

Il existe trois grandes maladies du comportement alimentaire.

Les accès compulsifs répétés et réguliers se traduisent par une consommation importante d'aliments sucrés ou salés, très riches en calories. Il n'y a pas de vomissements et les patients sont en surpoids ou obèses. Ces personnes sont "hyperphages".

La boulimie se caractérise par une prise compulsive et irrésistible d'aliments, comme dans le cas précédent. La différence est la survenue systématique de vomissements volontaires, généralement en cachette. Les patients boulimiques peuvent avoir un poids normal. Cette maladie touche plus les femmes que les hommes et débute en général au cours de l'adolescence ou chez les jeune adulte.

L'anorexie est une maladie grave qui peut conduire au décès. Les patients réduisent de manière extrêmement importante leur prise alimentaire. Ce sont en général des jeunes filles ou des jeunes femmes obsédées par l'idée de la minceur et qui ne se rendent pas compte de l'évolution délétère de leur silhouette. L'anorexie mental touche 1 à 2 % des femmes et apparaît en général lors de l'adolescence. Les causes sont encore mal identifiées mais l'environnement psychologique et relationnel est l'un des facteurs évoqués dans l'origine de cette maladie. Ainsi, une entrée dans l'anorexie peut se faire après un régime trop restrictif que la jeune fille n'a pas su ou plutôt pas voulu arrêter. Le fait de ne plus manger donne un sentiment de puissance et de contrôle sur son propre corps. Les jeunes filles s'affament et font souvent du sport de façon intensive. Elles ont parfois recours aux diurétiques et aux laxatifs pour perdre encore plus de poids. Le pronostic vital peut être mis en jeu. Près de 10 % des anorexiques meurent dénutries ou par suicide.

Enfin, il est possible de voir des formes mixtes ou les périodes de boulimie alternent avec des phases de restriction alimentaire. Quoi qu'il en soit, il s'agit de maladies qui nécessitent absolument une prise en charge psychologique. Le nutritionniste n'intervient que dans un second temps.

Comment déceler ces troubles ?

Il est arrivé de manger sans avoir faim. La sensation est si impérieuse que rien n'a pu vous empêcher de le faire. Êtes-vous boulimique ?

Vous avez peur de reprendre du poids après votre régime et vous semble presque impensable de remanger certains aliments. Allez-vous devenir anorexique ?

Les réponses suivantes vont vous aider à comprendre votre comportement alimentaire.

Les questions «A quoi attribuez-vous votre problème de poids ?» et «Qu'est-ce qui vous a fait prendre du poids ?» permettent de saisir à quel niveau le patient relie sa surcharge pondérale.

Trois niveaux de réponses sont possibles :

1) déni ou absence d'attribution («Je ne mange rien et je grossis») ;

2) attribution aux excès alimentaires («Je mange trop») ;

3) attribution émotionnelle ou psychologique («C'est le stress, les contrariétés qui me font manger plus»).

 

Le sentiment de restriction et la restriction cognitive

La restriction cognitive se définit comme l'intention consciente et librement déterminée de limiter la prise alimentaire dans le but de perdre du poids et/ou de le maintenir. Celle-ci est accompagnée d'une absence de réduction objective, systématique et permanente des apports énergétiques, liée à des réactions de désinhibition. Celles-ci peuvent prendre la forme de pertes de contrôle du comportement alimentaire telles que grignotages, compulsions alimentaires ou crises de boulimie. 

Les conduites de restriction les plus fréquentes sont la sélection de certains aliments (par exemple les produits allégés), l'interdiction de certains aliments (par exemple le chocolat), l'exclusion de certains nutriments (par exemple les lipides), les attitudes dichotomiques comme manger avec excès ou ne pas manger du tout.

Une question telle que «Est-ce que le soir, quand vous vous couchez, vous vous dites «demain, je vais faire attention à ce que je mange» ?» permet de déterminer si le patient présente ce sentiment de restriction. Ce point, qui n'est pas à proprement parler un critère diagnostique de l'hyperphagie boulimique selon le DSM-IV, permet au patient d'exprimer son sentiment de culpabilité vis-à-vis de son propre comportement alimentaire. Le soignant entre dans la sphère intime du sujet et évite que ses mécanismes de défense tels que le déni des excès alimentaires fassent obstacle à l'alliance thérapeutique.

 

La faim

La faim correspond au besoin physiologique de manger, qui coïncide avec un état de déprivation interne. Elle est souvent décrite comme une sensation de creux, de vide, parfois de crampes, dans la région épigastrique. Elle peut également se limiter à un état de malaise vague et diffus, de nervosité ou d'irritabilité.

Les questions permettant d'évaluer la faim sont : «Est-ce que vous ressentez la faim physiquement ?», «Que ressentez-vous lorsque vous avez faim ?», «Comment savez-vous que vous avez faim ?».

Le patient en s'exprimant nous permet de repérer s'il différencie correctement la faim physique de l'envie de manger. 

La satiété

La satiété correspond à la disparition de la sensation de faim. Elle apparaît environ 20 minutes après le début de la prise alimentaire. C'est une sensation de plénitude gastrique plus ou moins connotée de bien-être. On peut différencier la satiété écoutée, qui consiste à s'arrêter de manger quand le sujet a assez mangé (absence de faim et bien-être), de la satiété dépassée. Lors de cette dernière, l'arrêt de la prise alimentaire a lieu lorsque le sujet a trop mangé (absence de faim et mal-être).

Les questions comme «Ressentez-vous la satiété c'est-à-dire le moment où vous avez assez mangé ?», «Vous arrêtez-vous de manger à ce moment là ?» ou «Pourquoi cessez-vous de manger ?» ou encore «Est-ce que vous différenciez les moments où vous vous arrêtez de manger lorsque vous avez assez mangé des moments où vous avez trop mangé ?» permettent d'évaluer la satiété et son efficacité, ainsi que le point 2 du critère B de l'hyperphagie boulimique. 

L'appétit

L'appétit correspond à l'envie de manger un aliment ou un groupe d'aliments précis dont on attend du plaisir. Il guide la sélection des aliments et influence la qualité et la quantité des repas.

Une question telle que «Est-ce qu'il vous arrive d'avoir envie de manger sans avoir faim ?» permet d'évaluer le point 3 du critère B de l'hyperphagie boulimique.

Un comportement alimentaire normal se caractérise par un équilibre entre la faim et l'appétit. Les sujets ont souvent plus d'appétit que de faim, ce qui est une des causes essentielles des excès alimentaires. Ces questions sur l'appétit permettent de montrer au patient notre ouverture quant à ses pertes de contrôle possibles sur son comportement alimentaire. Il n'est plus obligé d'être parfait et de dissimuler les «fautes alimentaires» qu'il lui arrive de faire.

Grignotages

Le grignotage se définit par une prise alimentaire extra-prandiale déclenchée par la vue ou l'odeur des aliments, et non par la faim.

Afin d'investiguer progressivement le domaine des pertes de contrôle du patient, nous pouvons commencer par demander : «Est-ce qu'il vous arrive de grignoter ?».

Compulsions

La compulsion, comme le grignotage, est une prise alimentaire extra-prandiale indépendante de la faim. Elle est déclenchée par un phénomène mental et émotionnel. C'est un besoin irrésistible de manger qui vient à l'esprit du patient qui va alors chercher la nourriture pour la consommer. Il a l'impression de perdre le contrôle sur ce qu'il mange et de «craquer».

Les questions permettant d'investiguer ce point sont : 

«Cela vous arrive-t-il de ressentir un besoin irrésistible de manger ? Si oui, pouvez-vous me donner un exemple ?».

La description de ces épisodes nous permet de diagnostiquer les points 1 et 2 du critère A de l'hyperphagie boulimique. Il est alors nécessaire d'en investiguer la fréquence afin d'évaluer le critère D de l'hyperphagie boulimique.

Les questions «Avez-vous tendance à manger rapidement ?», «Quand vous grignotez ou vous craquez, êtes-vous gêné par la présence des autres ? Mangez-vous uniquement en cachette ?», «Que ressentez-vous ou comment vous sentez-vous après avoir trop mangé ?»permettent d'évaluer les points 1, 4 et 5 du critère B de l'hyperphagie boulimique.

 

Souffrance

La souffrance associée à l'obésité et au trouble du comportement alimentaire doit être investiguée pour évaluer le critère C de l'hyperphagie boulimique.

Les questions seront : «Votre comportement alimentaire est-il source d'une souffrance dans votre vie ?», «Comment l'excès de poids affecte-t-il votre vie ?». 

Night Eating Syndrome

Le syndrome de «boulimie nocturne» se définit par une hyperphagie nocturne et/ou la consommation d'au moins 50% des apports énergétiques quotidiens après 19 heures. Cette hyperphagie s'accompagne d'une faible prise alimentaire matinale ainsi que de troubles du sommeil. Le Night Eating Syndrome n'est pas un critère de l'hyperphagie boulimique décrite dans le DSM-IV, mais c'est un trouble alimentaire, qui est plus fréquent chez les sujets obèses que chez les sujets à poids normal.  

Il peut être investigué par les questions suivantes : «Est-ce qu'il vous arrive de manger la nuit ?», «Est-ce avant de vous endormir ou vous réveillez-vous et devez-vous obligatoirement manger quelque chose pour réussir à vous rendormir ?».

Lien entre comportement alimentaire et émotions

La question «Quand quelque chose ne va pas ou si vous êtes contrarié, avez-vous tendance à manger plus ou moins ?» permet d'investiguer le lien entre les affects négatifs et d'éventuelles pertes de contrôle ou réactions alimentaires (compulsions, crises de boulimie ou dépassement de la satiété au moment des repas). Le lien entre émotion et comportement alimentaire permet d'évaluer le critère A de l'hyperphagie boulimique.

Les questions «Quand vous recevez une bonne nouvelle, profitez-vous de l'occasion pour la fêter en faisant un bon repas ? Ou lors d'un mariage, êtes-vous celui qui picore, pour ne pas montrer aux autres comme vous mangez ? Ou, au contraire, allez-vous profiter de l'occasion pour manger plus et vous faire plaisir ?» investiguent les réactions du sujet dans des situations connotées positivement. Cet aspect permet de mettre en évidence le côté «bon vivant» du sujet opposé au comportement de restriction typique de la restriction cognitive. 

Crises de boulimie

La définition des crises de boulimie correspond au critère A de l'hyperphagie boulimique et répond donc à deux caractéristiques : une grande quantité de nourriture associée à un sentiment de perte de contrôle.

En posant la question «Avez-vous parfois l'impression de faire des crises de boulimie ?», nous accédons à la représentation extrême que le sujet a de son propre comportement alimentaire, en particulier en ce qui concerne son sentiment de contrôle. En cas de réponse positive, il est utile d'investiguer la fréquence de ces épisodes, pour évaluer le critère D de l'hyperphagie boulimique. 

Recherche des critères d'exclusion liés à la boulimie : les moyens de compensation

Afin de différencier l'hyperphagie boulimique de la boulimie, les moyens compensatoires permettant d'éliminer les quantités de nourriture ingérées en excès doivent être identifiés.

La question «Cela vous est-il arrivé de vomir, dans le but de maigrir ou d'éliminer ce que vous avez mangé ?» peut paraître saugrenue, pourtant les patients y pensent bien plus souvent qu'on ne le croit.

De même, les questions «Avez-vous pris des laxatifs ou des diurétiques ou d'autres médicaments non prescrits par un médecin, dans le but de maigrir ?» ou encore «Avez-vous fait du jeûne de manière systématique dans le but de maigrir ?» et «Faites-vous du sport (quoi, combien) dans le but de maigrir ?» évaluent le critère E du diagnostic d'hyperphagie boulimique.

Si une de ces questions débouche sur une réponse positive, le diagnostic s'oriente vers celui de la boulimie, qui est un trouble du comportement alimentaire grave nécessitant un traitement psychiatrique.

  •   Les troubles du comportement alimentaire sont avant tout le fait des régimes trop restrictifs, un surpoids ou un surpoids allégué. Ce sont avant tout les femmes qui sont exposées au risque de fringales, grignotages excessifs, compulsions ou frénésie alimentaire.
  •   Un moyen de les éviter est de ne pas prescrire de régimes trop restrictifs aux sujets ayant une tendance à la dépendance (tabac, hyperphagie hors repas) ou dont l’humeur est instable, ou l’angoisse patente.
  •   Un autre moyen est de travailler d’emblée sur le comportement et non sur la restriction calorique et la perte de poids : en ayant un projet de perte de poids raisonnable et pondéré, on évite au malade de se cristalliser sur la balance et la rapidité de l’amaigrissement. Une perte de poids de 10 kg en un an est un bon objectif.
  •   La perte de poids initiale est rapide, mais c’est de l’eau : La perte de poids est plus rapide dans les 2 premières semaines qu’elle ne l’est par la suite. Ceci est lié au fait qu’initialement le patient brûle ses stocks de glycogène et l’eau qui y est associée (3-4 g d’eau pour 1 g glycogène, soit 150 g glycogène plus 600 g d’eau dans les 4 à 8 premiers jours), diminue sa sécrétion d’insuline et augmente celle du glucagon (ce qui diminue la réabsorption tubulaire rénale), 2 changements qui favorisent l’excrétion rénale d’eau.
  •   Un régime hypocalorique ne doit pas être d’un niveau plus bas, au long cours, que la dépense énergétique de repos. Les différents médicaments, même les plus efficaces, permettent un accroissement de la perte de poids, par rapport au régime seul, de 3 à 6 kg sur 12 mois. C’est à la fois peu (en terme de coût du kg perdu) et beaucoup (si le médicament permet la normalisation, versus le régime seul, des anomalies biologiques présentes).
  •   Les effets des médicaments ne durent que le temps de leur prise : à l’arrêt, en l’absence de contrainte supplémentaire sur le régime, on reprend du poids.
  •   L’association régime hypocalorique + 30 min d’activité physique (marche, course légère, vélo d’appartement) en plus par jour est plus efficace que le régime seul, mais elle est peu prescrite ... et peu suivie. 
  •  

     

    Carnet alimentaire

     

    Le carnet alimentaire est utile dans certains cas : échec du régime avec incompréhension ; suspicion de troubles du comportement alimentaire.

    Ce carnet va permettre, avant la remise du régime, au patient de se rendre compte de ce qu’il mange réellement et de voir ensuite à quel point il " suit " effectivement le plan de nutrition proposé.


    Il ne doit pas être vécu comme une " surveillance ", mais comme une aide à comprendre. Il a pour but d’analyser les comportements plus que de calculer les apports énergétiques.

     

    Missions du carnet : Connaître les comportements : Quoi, Combien, Où, Quand, Comment, Pourquoi des prises alimentaires ?

    •   à remplir avec précision pendant 15 jours (par exemple 3 jours de suite)
    • Vous devez scrupuleusement noter :
    1. les heures et lieux des repas et collations
    2. le type et la quantité des aliments consommés sans oublier sauces, assaisonnements.... et boissons (alcoolisées ou sodas)
    3. les différentes phases du repas : entrée, plat et garniture, laitage, dessert...
    4. La manière : durée du repas ; taille des bouchées ; fréquence de mise en bouche ; reprise (systématique ou non ; combien de fois) du plat présenté
    5. y a-t-il grignotage (quand, quoi, pourquoi ?) ?
    6. y a-t-il compulsions alimentaires ou crises de boulimie ?
    7. mangez-vous à l’identique pendant la semaine, le week-end ?
    • Préciser l’ambiance des repas :
    1. seul ; ou en groupe : famille, collègues ou amis
    2. chez vous ou au restaurant, debout dans la rue ou dans la cuisine
    • Préciser l’humeur qui accompagne les repas :
    1. gaieté ou tristesse
    2. angoisse ou détente
    3. culpabilité ou plaisir

    Les dangers des régimes très restrictifs

    On appelle régime très restrictif un modèle alimentaire apportant moins de 1.200 kcal/j. Un sujet en surpoids (et à fortiori obèse) ne consomme (dépense énergétique) jamais moins de 2.000 kcal/j, activité physique et repas inclus. C’est donc 40 % en dessous de ses besoins !

     

    Il y a de nombreux " risques " à ces régimes :

    •  Le premier est de n’être pas suivi, et heureusement : beaucoup de complications sont ainsi évitées!
    •  Le 2ème est que le malade prenne pour acquis "qu’il ne peut maigrir qu’avec une forte restriction". En effet, lors de la reprise d’une alimentation plus normale, le malade reprend l’eau qu’il avait perdue en excès à l’occasion du régime (parce que ces régimes sont par nature pauvres en sodium et que l’organisme fait circuler moins d’eau quand il y a moins d’énergie circulante). Il reprend de l’eau, donc il " grossit " de 1 à 2 kg en 2 à 3 jours ... et panique !
    •  Le 3ème risque : c’est l’émergence de troubles du comportement alimentaire : compulsions, grignotage, frénésie (qui ne sont que des conséquences de la restriction) et autres hyperphagie
    •  Le 4ème risque : c’est l’apparition de troubles de l’humeur et du sommeil et d’état dépressif
    •  Le 5ème risque : c’est la difficulté de concentration et la perte de mémoire
    •  Le 6ème risque : c’est l’hypokaliémie
    •  Le 7ème risque : ce sont les déficits en minéraux (calcium, magnésium, fer) et en vitamines qui s’installent
    •  Le 8ème risque : c’est la constipation
    •  Le 9ème risque : c’est la faiblesse musculaire
    •  Le 10ème risque : c’est la perte de masse maigre et de masse musculaire.

Conclusion

Selon certains experts,  la présence de troubles du comportement alimentaire est une contre-indication à la perte de poids, même chez un patient obèse, du moins dans un premier temps. Mais cette affirmation est aujourd'hui encore controversée. Nous pensons qu'il est nécessaire de diagnostiquer les troubles du comportement alimentaire et de les prendre en charge afin d'atteindre l'objectif d'une perte de poids stable à long terme.

L'augmentation observée de la prévalence des troubles du comportement alimentaire chez les obèses est probablement un signe que le dépistage se fait de manière plus fréquente qu'auparavant.

Cependant, cette évaluation ne se fait pas encore de manière systématique, et de nombreux soignants prescrivent des régimes à leurs patients obèses pour les «aider» à perdre du poids. Comme toute intervention, ces «régimes» ont des effets secondaires, qui peuvent être dramatiques lorsque des troubles du comportement alimentaire sont présents.

Ceci doit inciter à la prudence, car un «régime restrictif» peut même induire de nouveaux troubles du comportement alimentaire.

 

Votre liste d'épicerie pour cette semaine

 

 

Vos sélections pour cette semaine de notre livre de recettes 

 
Vos exercices de cette semaine 

 5 conseils pour mincir d'où vous voulez

Cuisses, fesses, bras ou ventre, beaucoup d'entre nous ont un petit complexe qui résiste à l'épreuve du temps et à tous les efforts consentis pendant un régime. Besoin d'un petit coup de pouce pour mieux cibler vos efforts ?

Je déteste mes bras… 

Vous trouvez vos bras flasques ? Rendez les plus toniques en faisant de la musculation avec des petites charges légères pour les raffermir et les rendre plus galbés. S'ils sont trop ronds ou musclés, alors évitez la musculation car cela risque de les épaissir. Essayez plutôt le stretching, la natation ou la danse, cela vous aidera à les affiner. 

Je veux un ventre plat

Nous rêvons toutes d'un ventre plat et joliment féminin pour rehausser le galbe des seins, mettre en valeur la chute des reins et souligner la courbe des hanches. Que faire ? Des exercices cardio, bien sûr. Un entraînement de plus de 20 minutes de vélo, de tapis roulant ou de rameur va vous aider à travailler votre ceinture abdominale. Accompagnez vos séances d'une série d'abdominaux pour raffermir votre ventre. Et, dès que vous le pouvez dans la journée (en attendant l'ascenseur ou le métro), contractez vos abdominaux pendant 10 secondes à cinq ou six reprises ! 

Mes cuisses sont trop larges

Optez tout d'abord pour la marche ou le jogging pour les remuscler. Ces disciplines font travailler les cuisses et dessinent les jambes. Pour une méthode plus douce, l'aquagym et la natation peuvent également vous aider à retrouver des cuisses plus fines. Surtout ne vous laissez jamais décourager par cette graisse très localisée, car elle a une fâcheuse tendance à s'accrocher pour des raisons hormonales. 

Je veux galber et muscler mes fesses

L'arme fatale pour les fesses est l'activité sportive. En choisissant un sport qui fait travailler le bas du corps, vous leur redonnerez de jolies formes à votre arrière train : le roller, la natation avec palmes, le ski, le vélo ou la marche. Pour les moins actives, au bureau, levez-vous toutes les demi-heures, n'hésitez pas à montez et à descendre les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur et contractez vos fesses le plus souvent possible, dix à quinze fois dans la journée. Ca finit toujours par payer. Et sachez que des fesses bien musclées vous protègent du mal de dos ! 

J'ai des gros genoux

Le surplus de graisse au niveau des genoux est particulièrement difficile à éliminer. Seule astuce : activez les cuisses et les mollets pour rééquilibrer esthétiquement l'ensemble de la jambe. Ainsi la marche, le vélo et la natation vous aideront à modifier l'aspect de vos genoux. Pensez à finaliser vos séances de sport par un massage des cuisses et des genoux. Il permettra de soulager les muscles et d'améliorer la circulation du sang. 

En vous attaquant spécifiquement et avec détermination aux zones du corps qui vous créent des soucis, vous obtiendrez des résultats. Mais ne faites pas preuve de trop d'impatience car c'est la régularité de l'effort et son impact dans la durée qui finiront par payer.

 

N'oubliez pas admin de me faire parvenir votre suivi de la semaine ceci constitue une source importante de motivation !

Si vous avez aimé, merci de le recommander

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